Réalisé par Christopher Smith
Avec Melissa George, Liam Hemsworth, Rachael Carpani, plus
Long-métrage américain . Genre : Epouvante-horreur
Année de production : 2008
Synopsis : Perdus dans le triangle des bermudes, les passagers d'un bateau chavirent et rejoignent un mystérieux navire abandonné. A bord, ils devront combattre leur côté sombre.
Critique Ddarko:
De plus en plus d'œuvres iconoclastes ne trouvent malheureusement pas le chemin des salles, pour sortir en catimini en DVD. On songera directement a des perles du cinéma de genre comme Southland Tales ou Halloween 2, dont la singularité et le propos subversif ont effrayé les distributeurs de l'hexagone. Une frilosité qui n'est même plus justifiée dans le cas de Triangle, véritable déclaration d'amour envers Kubrick et Twilight Zone. Se permettant avant tout de jouer avec les attentes du spectateur, le denier film de Christopher Smith s'impose comme une brillante allégorie sur la culpabilité en même temps qu'un voyage existentiel au plus profond des peurs maternelles.
Dans les mamelles d'un paquebot
Est-il nécessaire de rappeler que le film de genre reste le plus à même de véhiculer des propos humanistes. Christopher Smith le prouve une fois de plus, puisqu'après avoir lancé une critique acerbe de la societe contemporaine (Creep), voir du capitalisme (Severance), il revient aux sources du Slasher (en apparence) pour questionner le rapport d'autrui face à sa propre conscience. Certains penseront que le propos de Triangle tranche avec les deux précédents essais du cinéaste, mais lorsque l'on creuse un peu, on s'aperçoit que le bonhomme tisse un lien en background sur le regard des autres. Sans spoiler l'excellent scenario, on pourra tout de même préciser a quel point l'aspect superficiel des liens regroupant les différents protagonistes du récit fera naitre une véritable psychose au sein de ce microcosme sociétal. Chez Christopher Smith, ce système de pensée déclenchera en permanence l'implosion du « petit monde » propre au personnage principal. Ce lien de cause a effet donnera naissance a la culpabilité de l'héroïne (et je m'arrêterais la au risque de dévoiler l'intrigue). Pour illustrer ce thème sans avoir recours a de « l'actor studio » ou a de long tunnels dialogues, Smith choisit la voie du surnaturel, grâce au procédé de la répétition.
La boucle n'est pas bouclée
Triangle est le deuxième long métrage après The Box à aborder la question de la culpabilité, en revisitant la « quatrième dimension ». Des approches similaire pour un traitement complètement différent puisque le cinéaste ne partira pas dans des digressions philosophiques, mais cherchera une mise en scène plus frontale abordant la deuxième chance avec un sens de l'espace spatio-temporel assez pertinent pour impressionner. En choisissant de titrer son film « Triangle » le cinéaste brouille les pistes emprisonnant le spectateur comme ses personnages dans un environnement labyrinthique ce qui provoquera une perte des repères assez hallucinante. Grace a une mise en scène servant constamment le scenario (et non pas l'inverse), Triangle est une œuvre jonchée d'idées visuelles coullues. Entre un travail de montage privilégiant la cassure des repères spatiaux (toutes les scènes de couloirs) et les visions cauchemardesques (la géniale idée de l'amas de corps sur le pont du navire), le traitement visuel de l'ensemble n'oublie heureusement pas de rendre hommage à ses pères ou chaque code sera utilise de façon adéquate.
D'un genre a l'autre
Rendre hommage ou faire références ne doit pas devenir une affaire de remplissage, ce que bon nombre de réals de genre n'arrivent pas à comprendre. (Neil Marshall, Xavier Gens,...). Dans le cas présent, elles sont complètement assimilées par Smith qui s'évertue à les ancrer dans une cohésion d'ensemble. Se réapproprier des références, sans en trahir l'essence est tout un métier, et citer Shining sans en comprendre la portée aurait pu tuer le film. Mais l'ambiance poisseuse et labyrinthique de Triangle renvoie constamment a une imagerie nous ayant fait flipper étant gamins.
Sans oublier ses pairs, Christopher Smith réussi le tour de force de rentre une copie impeccable niveau formel, se préoccupant du spectateur sans oublier d'interroger la culture cinématographique de ce dernier.
5/6
Réalisé par Christopher Smith
Avec Melissa George, Liam Hemsworth, Rachael Carpani, plus
Long-métrage américain . Genre : Epouvante-horreur
Année de production : 2008
Synopsis : Perdus dans le triangle des bermudes, les passagers d'un bateau chavirent et rejoignent un mystérieux navire abandonné. A bord, ils devront combattre leur côté sombre.
Critique Ddarko:
De plus en plus d'œuvres iconoclastes ne trouvent malheureusement pas le chemin des salles, pour sortir en catimini en DVD. On songera directement a des perles du cinéma de genre comme Southland Tales ou Halloween 2, dont la singularité et le propos subversif ont effrayé les distributeurs de l'hexagone. Une frilosité qui n'est même plus justifiée dans le cas de Triangle, véritable déclaration d'amour envers Kubrick et Twilight Zone. Se permettant avant tout de jouer avec les attentes du spectateur, le denier film de Christopher Smith s'impose comme une brillante allégorie sur la culpabilité en même temps qu'un voyage existentiel au plus profond des peurs maternelles.
Dans les mamelles d'un paquebot
Est-il nécessaire de rappeler que le film de genre reste le plus à même de véhiculer des propos humanistes. Christopher Smith le prouve une fois de plus, puisqu'après avoir lancé une critique acerbe de la societe contemporaine (Creep), voir du capitalisme (Severance), il revient aux sources du Slasher (en apparence) pour questionner le rapport d'autrui face à sa propre conscience. Certains penseront que le propos de Triangle tranche avec les deux précédents essais du cinéaste, mais lorsque l'on creuse un peu, on s'aperçoit que le bonhomme tisse un lien en background sur le regard des autres. Sans spoiler l'excellent scenario, on pourra tout de même préciser a quel point l'aspect superficiel des liens regroupant les différents protagonistes du récit fera naitre une véritable psychose au sein de ce microcosme sociétal. Chez Christopher Smith, ce système de pensée déclenchera en permanence l'implosion du « petit monde » propre au personnage principal. Ce lien de cause a effet donnera naissance a la culpabilité de l'héroïne (et je m'arrêterais la au risque de dévoiler l'intrigue). Pour illustrer ce thème sans avoir recours a de « l'actor studio » ou a de long tunnels dialogues, Smith choisit la voie du surnaturel, grâce au procédé de la répétition.
La boucle n'est pas bouclée
Triangle est le deuxième long métrage après The Box à aborder la question de la culpabilité, en revisitant la « quatrième dimension ». Des approches similaire pour un traitement complètement différent puisque le cinéaste ne partira pas dans des digressions philosophiques, mais cherchera une mise en scène plus frontale abordant la deuxième chance avec un sens de l'espace spatio-temporel assez pertinent pour impressionner. En choisissant de titrer son film « Triangle » le cinéaste brouille les pistes emprisonnant le spectateur comme ses personnages dans un environnement labyrinthique ce qui provoquera une perte des repères assez hallucinante. Grace a une mise en scène servant constamment le scenario (et non pas l'inverse), Triangle est une œuvre jonchée d'idées visuelles coullues. Entre un travail de montage privilégiant la cassure des repères spatiaux (toutes les scènes de couloirs) et les visions cauchemardesques (la géniale idée de l'amas de corps sur le pont du navire), le traitement visuel de l'ensemble n'oublie heureusement pas de rendre hommage à ses pères ou chaque code sera utilise de façon adéquate.
D'un genre a l'autre
Rendre hommage ou faire références ne doit pas devenir une affaire de remplissage, ce que bon nombre de réals de genre n'arrivent pas à comprendre. (Neil Marshall, Xavier Gens,...). Dans le cas présent, elles sont complètement assimilées par Smith qui s'évertue à les ancrer dans une cohésion d'ensemble. Se réapproprier des références, sans en trahir l'essence est tout un métier, et citer Shining sans en comprendre la portée aurait pu tuer le film. Mais l'ambiance poisseuse et labyrinthique de Triangle renvoie constamment a une imagerie nous ayant fait flipper étant gamins.
Sans oublier ses pairs, Christopher Smith réussi le tour de force de rentre une copie impeccable niveau formel, se préoccupant du spectateur sans oublier d'interroger la culture cinématographique de ce dernier.
5/6

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