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CINEMAD


Wolfman

Publié par Ddarko Et T-Bib sur 4 Août 2014, 08:49am

Réalisé par Joe Johnston
Avec Benicio Del Toro, Anthony Hopkins, Emily Blunt, plus
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage américain. Genre : Fantastique
Durée : 1h39 min Année de production : 2008
Distributeur : Universal Pictures International France




Critique Ddarko:


Constamment malmené, le mythe du loup garou connait à l'image de son principe, une malédiction dans l'histoire du cinéma. Le dernier exemple en date remonte a l'an dernier, ou ce dernier était littéralement traine dans la boue par ce fameux récit pour mormons : Twilight.
Le voir donc revenir devant la camera d'un technicien doué mais dont le cinéma ne dépasse pas la simple efficacité, nous redonnait espoir en la renaissance de toute une mythologie passionnante. Les premières minutes du film nous donnent d'ailleurs raison puisque la photo choisie, ainsi que la musique dérivée des meilleurs films de la Hamer annoncent clairement la couleur : Wolfman sera un hommage au Loup Garou de 1941 et adoptera un ton « premier degré » revigorant.
Prouvant son amour pour la bête a poil, Johnston et son equipe se charge d'y appliquer tous les codes ayant fait sa célèbre renommée ce qui donne immédiatement un capital sympathie a l'entreprise en ces temps de cynisme avarié.
Mais hélas, mille fois hélas, un nombre incalculable d'erreurs pourtant évitables, font sombrer le film dans les tréfonds de la série B (voir z par moment) bas de gamme.
Entièrement remonté (le film passa de 2 h10 a 1h30) après un development Hell de plusieurs années, Wolfman accumule les erreurs grotesques puisque non content d'aseptiser tout le cote psychologique de l'histoire (ce qui fait la sève d'une tragédie comme celle du loup-garou) pour le réduire a une démonstration d'effets spéciaux en CGI, le film se montre incohérent et complètement prévisible. Ne faisant jamais confiance en son spectateur, le script ne fait pas la différence entre donner des clefs et ouvrir les portes : le personnage du père est bien trop caricatural pour que l'on ne devine pas son destin. La trop courte durée du film crée donc des ellipses incompréhensibles et les trop nombreux raccourcis scénaristiques donnent naissance à un véritable nœud désagréable. (Quel besoin de montrer la capacité du héro à ressentir le danger si l'instant d'après il n'est même pas capable d'éviter une embuscade ?) Tout cela donne naissance au ridicule car à force de sacrifier toute cohérence structurelle sous l'autel de l'action sous amphétamines, les auteurs ont tout simplement oublie de faire un film. Si nous ajoutons une direction d'acteur inexistante (Anthony Hopkins en roue libre, Benicio Del Toro fadasse et Hugo Weaving jamais inquiétant) pour des rôles très mal écrits, nous ne sommes pas loin du naufrage intégral.


2/6

Wolfman
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