Réalisé par Tim Burton
Avec Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup Plus...
Film américain. Genre : Comédie dramatique, Aventure
Durée : 2h 5min. Année de production : 2003
L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.
Critique Ddarko:
Il est toujours décevant de voir un auteur autrefois majeur, réaliser des purges. Mais quand ce dernier use de la naïveté propre à son cinéma pour faire preuve de démagogie puante, on entre dans un rejet total. Simple question : Ou est passe le Papa d'Edward aux mains d'argents ? Quand certains ont parle de maturité, moi j'appelle ca du retournement de veste le plus fulgurant de l'histoire du cinoche.
Mais revenons un peu en arrière, lorsque Burton dressait des portraits émouvants (car sincères) de bons gros loosers patentes. Quand il ne magnifiait pas la biographie du pire realisateurs de l'histoire (Ed Wood), il nous gratifiait d'une approche touchante d'êtres reclus en marge de la société qui les a pourtant crée. (Edward, Batman 2). Le voir donc à la tête d'un drame psychologique saupoudré de fantastique ne pouvait que donner lieu à un film hors du commun. Manque de bol, Big Fish fait littéralement rentre Burton dans le rang à cause d'une apologie de la normalité bien dégoutante.
Ce n'est donc pas tant sur la forme que Big Fish se démarque de ces premiers amours, mais bel et bien dans un discours jouant sur la naïveté de son histoire et ses thèmes simpliste dans le but de faire avaler une morale puante au public : ca s'appelle de la démagogie Mr Burton. Il est certes évident que le cinéaste rêvait depuis longtemps de rentrer dans le rang, mais de la a passer de l'autre cote de la barrière, il n'y a qu'un pas que le real s'est empresse de franchir. Au choix nous avons droit à la success story d'un être à qui tout réussi et gare à ceux lui barrant le passage : son pire ennemi est donc un looser qui mourra d'une crise cardiaque ! Cette seule scène symbolise le moteur du récit. Alors certes, la musique de Danny Elfman est toujours aussi éblouissante et le papa Burton n'a toujours pas perdu sa verve cinématographique (certains plans sont vraiment beaux) mais le voir s'engluer dans une idéologie ultra réac, lui qui a toujours lutter pour la différence, fait vraiment mal au cœur.
La suite de sa carrière ne relèvera pas le niveau car, entre un Charlie te la chocolaterie accentuant encore plus cette idéologie, et un Sweeney Todd ou il auto parodie son style, nous constatons avec un pincement d'avoir perdu un des grands noms du septième art.
2/6

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