Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

CINEMAD


Predator

Publié par Ddarko Et T-Bib sur 4 Août 2014, 07:28am

Réalisé par John McTiernan
Avec Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Jesse Ventura Plus...
Film américain. Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 47min. Année de production : 1987


Parti à la recherche d'une équipe de conseillers militaires américains dans la forêt équatorienne, un commando de mercenaires dirigé par Dutch Schaefer est attaqué par un ennemi invisible et indestructible.


Critique Ddarko:


Ce serait un euphémisme de dire que John McTiernan (MC T pour les intimes) eut un poids dans le cinéma d'action contemporain. Le terme « visionnaire » serait le plus approprie tant cet homme a révolutionné de par ses thèmes et sa conception du cinéma, le blockbuster occidental. Il est d'autant plus triste que le système l'ayant exploite autrefois, s'est évertué à le poignarder dans le dos, a raison de final cuts proprement inadmissibles. (Voir le charcutage de son chef d'œuvre le 13eme guerrier)
Maintes fois imite, jamais égalé, McT nous a toujours prouve que le cinéma était une question de mise en scène et que par la seule force d'un traitement adéquate, on pouvait mener le spectateur en bateau et jouer avec ses émotions, tout en posant des questions universelles. (Les idées originales de beaucoup de ses films ne brillaient pas par leurs idées de base). Il est donc primordial de voir comment tout a commencé, lorsque les producteurs l'on engage pour mettre en scène un véhicule pour la star Shwartzie, au pitch de départ résolument Z mais transcende par une vision du cinéma ahurissante.
La première qualité de MC T est de savoir à chaque fois s'accommoder a son décor et d'en faire un personnage a part entière et non un simple environnement dans lequel évoluent ses personnages. Ici il est clair que la jungle (Qui deviendra son territoire de prédilection) sert à merveille les enjeux du récit et ne se posera pas en seul faire-valoir : lorsqu'elle n'impose pas de pièges aux personnages, elle sert de camouflage ou bien d'engin de mort. La jungle est donc le véritable obstacle du récit, au même titre que le Predator. D'ailleurs, pour signifier cette importance, la seule séquence ou le groupe ressort victorieux, se situe dans l'absence de jungle. McT sait la filmer, la magnifier et son traitement se part même de plans renversants de beauté.
Mais le cinéaste ne se contente pas seulement de produire de l'efficacité puisqu'au delà de l'actioner qu'il est censé mettre en scène, McT nous parle tout simplement de l'homme dans ce qu'il a de plus universel, a savoir un véritable prédateur, un chasseur. Le Predator du titre ne sert en faite que de métaphore et de questionnement sur la raison de chasser qui sommeil en nous. Lorsqu'un autre animal chasse par instinct, le Predator le fait par loisir, par honneur. Sans apporter de réponse toute fondée, McT fait ressurgir l'animalité de l'humain qui cette fois chassera par instinct, nécessité. Le real ira même plus loin en mettant en parallèle la mission de début dont les raisons évoquées sont de la paperasse pour recentrer notre évolution au cours du temps. De nombreux conflits comme celui du Moyen-Orient n'ont plus de raison d'exister et c'est ce qui fait de l'homme le plus grand prédateur. Un message se rapprochant du 2001 de Stanley Kubrick mais trouvant son fondement dans les propres obsessions de l'auteur, care oui Mc T est un auteur, au même titre que James Cameron ou Steven Spielberg. Ce premier film d'un (du ?) génie du cinéma d'action nous a permit de connaitre un auteur a part entière que d'autre considère toujours comme un simple faiseur. Toujours est-il que ce coup d'essai est un coup de maitre, peut être même le meilleur survival des années 80.


6/6

Predator
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !